Une semaine après la reconduction du Premier ministre Bah Oury et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le chef de l’État a procédé, ce lundi 2 février 2026, à la nomination partielle des membres du gouvernement. Sur les 29 ministères prévus, 20 titulaires ont été nommés.
Parmi ces nominations, 4 nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif. Il s’agit d’Ibrahima Sory II Tounkara, nommé ministre de la Justice ; du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, à la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection civile ; de Madame Khaïté Sall, désignée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que de Madame Patricia Adeline Lamah, qui prend en charge le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités.
Les 16 autres ministres nommés sont issus de l’équipe gouvernementale précédente, avec des reconductions et des permutations. Ainsi, Mariama Ciré Sylla, jusque-là ministre de l’Agriculture, hérite désormais du portefeuille de l’Économie, des Finances et du Budget ; Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, tandis que l’ancien ministre des Finances, Facinet Sylla, prend la tête du ministère des Infrastructures.
Docteure Diaka Sidibé fait son retour au ministère de l’Enseignement supérieur, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
Par ailleurs, plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères ; d’Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire ; de Bouna Sylla aux Mines ; de Félix Lamah à l’Élevage ; de Fassou Théa à la Pêche ; de Moussa Moïse Sylla à la Culture ; d’Ousmane Gaoual Diallo aux Transports ; de Djami Diallo à l’Environnement ; de Tamba Benoît Kamano au Secrétariat général du gouvernement et d’El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.
9 départements ministériels restent toutefois à pourvoir. Il s’agit des ministères de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie, de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.
Avec cette première vague de nominations, la tendance semble s’inscrire davantage dans la continuité que dans la rupture annoncée, estiment certains observateurs.
