L’ancien Premier ministre et Président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, est décédé le vendredi 25 septembre 2026 à Paris à l’âge de 81 ans.
Figure majeure de la vie politique nationale, il laisse derrière lui plus de trois décennies d’engagement au service de l’État. Deux fois candidat à l’élection présidentielle, il vivait en exil à Abidjan ces dernières années et n’aura pas eu l’occasion de regagner son pays avant sa disparition.
L’annonce de sa mort a suscité une vive émotion en Guinée, où les hommages se multiplient, au-delà même des clivages politiques. Le Premier ministre Bah Oury a salué une « figure marquante » et un « réformateur pragmatique », tandis que l’ancien président Alpha Condé a rendu hommage à un homme ayant « consacré son existence au service de la République ».
De son côté, l’opposant Cellou Dalein Diallo, lui aussi en exil, a rappelé leur compagnonnage politique, notamment lors de l’élection présidentielle de 2010 et dans les luttes contre le troisième mandat, soulignant les épreuves partagées et les pertes humaines subies.
Au sein de l’UFR, la disparition de leur leader provoque une émotion particulièrement forte. Fodé Baldé, responsable de la communication du parti, a salué la mémoire d’un homme « qui a tout donné pour son pays ». D’autres cadres du parti évoquent la perte d’un homme d’expérience et de vision, certains allant jusqu’à comparer sa disparition à celle d’une « bibliothèque », tant son parcours et son savoir étaient considérés comme précieux.
Dans la sphère familiale et parmi ses proches, les témoignages convergent pour saluer un homme intègre, rigoureux et profondément engagé. Beaucoup regrettent qu’il n’ait jamais accédé à la magistrature suprême malgré son parcours politique et ses ambitions.
