L’administration américaine envisagerait une profonde réorganisation de son dispositif consulaire en Afrique. Selon plusieurs informations de presse fondées sur des documents internes du Département d’État, le nombre de représentations diplomatiques habilitées à traiter les demandes de visas pourrait passer de 50 actuellement à seulement 20 centres régionaux.
Parmi les capitales susceptibles d’accueillir ces futurs « hubs » de traitement figureraient entre autres : Dakar, Abidjan, Accra, Lomé, Yaoundé, Lagos, Nairobi et Johannesburg.
Cette restructuration viserait à centraliser les opérations consulaires, renforcer les procédures de contrôle des demandes et améliorer l’efficacité administrative. Elle s’inscrirait également dans un contexte plus large de durcissement des politiques migratoires et de renforcement des dispositifs de sécurité aux frontières des États-Unis.
Les ambassades et consulats qui ne seraient plus chargés du traitement des visas continueraient néanmoins d’assurer leurs autres missions consulaires, notamment l’assistance aux citoyens américains, la délivrance de passeports et la gestion des situations d’urgence.
À ce stade, le Département d’État américain n’a publié aucune liste officielle des représentations qui conserveraient leurs services complets de visas.
Si cette réforme venait à être appliquée, les demandeurs guinéens pourraient être redirigés vers l’un des centres régionaux d’Afrique de l’Ouest, notamment à Dakar, Abidjan ou Accra, pour effectuer leurs démarches consulaires.
Pour l’heure, Washington n’a fait aucune communication officiellement sur cette réorganisation du réseau consulaire américain en Afrique.
