Un nouvel accident de la circulation a endeuillé les familles guinéennes ce lundi 29 juin 2026 avec à la clé, 15 morts et un blessé grave.
Selon nos informations, c’est une vieille Peugeot 505 assurant la liaison Conakry–Labé, avec 15 passagers à son bord qui est entrée en collision frontale avec un camion-remorque aux environs de 1 heure du matin, à Diarabaka, situé à moins de 10 kms de la ville de Mamou.
Parmi les victimes figurent 8 femmes et 4 enfants qui se rendaient à Sannoun, dans la préfecture de Labé, pour y passer les vacances.
Au-delà du lourd bilan humain, ce drame soulève de nombreuses interrogations sur l’efficacité des contrôles routiers le long de cet axe. Plusieurs observateurs s’interrogent notamment sur la manière dont un véhicule transportant un nombre aussi élevé de passagers a pu parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans être immobilisé, malgré les nombreux postes de contrôle de la gendarmerie.
Par ailleurs, les nombreuses dénonciations récurrentes de pratiques de racket visant certains agents des services de sécurité alimentent le débat sur l’efficacité des contrôles routiers. Si aucune responsabilité individuelle n’a, à ce stade, été établie dans cet accident, ces allégations ravivent les préoccupations sur l’application effective du code de la route et la lutte contre les infractions liées à la surcharge des véhicules.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette tragédie, cet accident relance le débat sur le renforcement des contrôles routiers, le respect des normes de transport public et la nécessité d’une application rigoureuse de la réglementation afin de réduire les accidents sur les routes guinéennes.
